De retour en ville...

Abondance...

Avec la pluie qui est tombée dernièrement, je remarque dans les endroits creux où l’eau s’accumule avant de soit s’imbiber dans le sol, soit s’évaporer, des cernes de poudre jaune. De fait, ce n’est pas de la poudre jaune, mais bien du pollen. Pour en laisser de telles quantités, la pluie doit en capter beaucoup en tombant pour en laisser tellement qu’on le voit.

La vie est exubérante, abondante. Elle cherche à se transmettre, à se continuer; la vie est tellement forte. La survie des plantes dépendant en partie de cette poudre jaune, de ce pollen, les plantes en produisent au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer leur survie. Le pollen ne sert pas seulement à polliniser les fleurs, il sert aussi de nourriture aux insectes, notamment aux abeilles et ça ne semble pas inhiber la pollinisation.

L’abondance, Dieu connaît ça. Il prodigue abondamment de son amour, de sa bonté, de sa miséricorde, de sa patience. En voulez-vous de l’amour, de la bonté, de la miséricorde, de la patience? En v’là! Comme le dit l’expression populaire, Dieu en a à vendre, sauf que lui ne vend pas, il donne, gratuitement et librement. Il ne nous revient que d’accueillir. Je reste toujours bouche bée devant les personnes qui me disent que Dieu ne saurait les aimer, leur pardonner. Allez-y voir, il aime, pardonne, patiente tellement, qu’il en reste plus qu’il n’en faut pour tout le monde.

Bonne semaine!

Bonne fête des pères!


Gérald



Pour relever

Je me suis acheté des fines herbes tout récemment. Certaines de l’an passé n’ont pas survécu à l’hiver. Lundi, j’ai tout transplanté, les nouvelles comme celles qui étaient restées; ces dernières, je les avais placées au soleil dès la mi-mai. Ça fait à peine quelques jours et déjà, je remarque leur croissance. Elles n’ont pas traîné à ne rien faire : dans les contenants plus gros avec plus de place pour étendre les racines et avec de l’engrais, les fines herbes poussent.

J’ai eu un plant de romarin que j’ai gardé un bon dix ans avant qu’il ne meure; celui de l’an passé a gelé. Le thym, la ciboulette, le persil et l’estragon sont revenus; l’origan et la sauge, partis eux aussi (je m’attendais à ce que la sauge résiste au froid;) le persil est biannuel : il mourra une fois qu’il aura monté en graine au cours de l’été. Le basilic ne dure que la saison. Cuisiner avec des fines herbes fraîches, ça relève davantage les plats que les herbes séchées.

Dieu nous assaisonne de fines herbes pour nous relever afin que nous donnions une bonne odeur et une bonne saveur autour de nous. Ce n’est pas tellement l’odeur ou le goût des fines herbes, mais l’odeur et le goût de Dieu lui-même, car il est le GRAND CUISINIER. Nous sommes ses sous-chefs appelés à offrir son amour, sa patience envers les autres, sa bonté, sa miséricorde. Pour pouvoir les servir, recevons-les, car il les donne tout à profusion.


Bonne semaine!

Gérald



Obsession

Il y a quelques semaines déjà, j’entendais un reportage à Radio Canada au sujet de la difficulté d’obtenir un vélo ces jours-ci. Non seulement est-il difficile de trouver un vélo, trouver à faire les réparations n’est pas chose facile non plus. On avait comme invité un propriétaire d’un magasin et il confirmait la chose. Ce qui m’a intéressé du reportage fut l’invité et son lieu de résidence. Je me suis souvenu que deux de mes cousins avaient demeuré dans cette ville et je n’ai pu faire autrement que de me demander s’il ne serait pas le fils d’un d’eux. Un était père de seule une fille; l’autre, lui, avait eu deux fils. Peut-être! Mon cousin était plus vieux que moi, il a été élevé à Val D’Or, donc, à vrai dire je l’ai très peu connu et il est mort depuis des années, donc pas moyen de communiquer avec lui pour me renseigner auprès de lui au sujet de son fils.

Des Lajeunesse, il n’en mouille pas en Ontario alors, cette semaine, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai réécouté la présentation puis j’ai téléphoné pour en savoir plus. J’ai parlé à son épouse et très vite, nous avons établi que le monsieur était bel et bien le fils de mon cousin. J’aime faire des liens de famille, c’est presque une obsession et suis content d’avoir donné suite. Est-ce que je le rencontrerai un jour? Ça reste à voir, mais au moins, j’en ai le cœur net.

Dieu est obsédé à notre sujet. Non seulement veut-il nous connaître, il veut nous sauver. Il sait, lui, qui nous sommes et nous voit comme un enfant bien-aimé. C’est pourquoi le Père a confié au Fils de venir nous rencontrer; c’est pourquoi l’Esprit nous souffle continuellement le nom de Jésus à l’oreille. Reste à nous d’ouvrir le cœur pour accueillir celui qui vient nous sauver.


Bonne semaine!

Gérald



Exubérance

Il y a une chose que j’attends toujours fébrilement ce temps-ci de l’année. Ça faisait deux semaines que je m’y préparais. L’année dernière, à cause du confinement, je l’avais manqué et j’espérais pouvoir me reprendre cette année. Ce n’est pas grand-chose; il s’agit, de fait, d’une toute petite chose, mais répétée à des milliers d’exemplaires, un spectacle à couper le souffle se présente à nous. Avez-vous deviné les petites fleurs blanches dans les arbres? Chaque fleur en elle-même est minuscule, mais ensemble, elles recouvrent les arbres et dessinent une toile inégalée. Je ne me fatigue jamais du spectacle, d’autant plus qu’il nous est offert que pendant une semaine environ. Avant longtemps, ce sera fini pour cette année.

J’ai longtemps remarqué les arbres des champs et des forêts en fleurs. J’ai été renversé quand je demeurais à Dubreuilville. Tous les printemps, je me rendais soit à Sudbury, soit à Sault-Sainte-Marie pour des réunions et le long du lac Supérieur, les montagnes étaient blanches à perte de vue. On aurait dit de la dentelle déposée sur les arbres. Impossible à manquer. Je n’ai jamais vu autant de fleurs dans les arbres et aujourd’hui, je me contente de ce que je peux voir en version réduite. Il faut être attentif au bon moment pour profiter de cette exubérance florale.

Cette exubérance me rappelle l’exubérance, la surabondance de Dieu. Il n’y a pas cette limite d’une seule semaine par année à son amour, à sa miséricorde, à sa patience. Il y en a et il y en a et il y en a, toujours. Il s’agit de les accueillir.



Bonne semaine!

Gérald



Leçon inattendue

Ces deux dernières semaines ont eu lieu aux paroisses de North Bay et de Sturgeon Falls, les célébrations du premier pardon. La pandémie s’est mis le nez dedans, il va sans dire, et il a fallu faire les choses différemment cette année. Alors, au lieu de faire une grande rencontre avec tous les jeunes, je les ai rencontrés sur rendez-vous.

Deux choses m’ont marqué : (1) les jeunes avaient une meilleure compréhension de ce qu’ils faisaient : j’attribue ça à leur maturité accrue depuis décembre; (2) au moment de la pénitence, j’ai offert aux jeunes de la faire seul ou de prier avec eux; la très grande majorité a voulu ma présence. Prier avec eux (je priais à leur intention aussi) a été pour moi un moment privilégié. J’ai vécu ça comme les soutenant dans leur démarche et je l’ai vécu avec beaucoup d’humilité. J’avais en tête cette expression de l’acte de contrition : « ... avec ton aide... » Dieu nous apporte son aide et nous confie d’apporter notre aide aux autres.

La Covid nous a empêtrés pas mal depuis plus d’un an. Elle a mis court à bien des projets et des manifestations de toutes sortes : rencontres de familles, mariages, funérailles, festivals et bien d’autres. Elle nous a aussi obligés à ralentir un peu. Elle a favorisé ces moments de prière individuelle avec les jeunes, du nouveau pour moi. Je sais que la Covid est difficile. Elle n’est pas seulement négative : à bien y voir, elle favorise du recul. Reste à nous de le remarquer. Que Dieu nous aide à le faire. Je suis reconnaissant à Dieu de m’avoir inspiré de prier avec les jeunes.


Bonne semaine!

Gérald



Accuser un retard

Samedi midi, il y a une semaine, j’avais des funérailles à Sturgeon. Normalement, je n’accepte pas des funérailles à midi, mais les circonstances étaient plutôt pénibles et je n’avais pas à revenir à North Bay pour une messe à 15 h. J’étais allé à l’église pour prendre quelque chose avant de me rendre au garage et le code pour ouvrir la porte n’a pas fonctionné. J’ai essayé de nouveau : même chose. Je me suis repris une troisième fois, en faisant très attention de bien peser les chiffres dans leur séquence : toujours rien. Il fallait entrer au garage par le presbytère.

Je venais d’entrer au presbytère que le téléphone sonne; comme je parlais toujours à l’interlocuteur, le service de surveillance du système d’alarme appelait à son tour pour signaler un problème dans le garage. Avant de tirer la corde pour libérer la porte de la chaîne qui ouvre et ferme la porte du garage, j’ai voulu trouver la source du problème. Finalement, c’était une panne d’électricité. Satisfait que ce ne fût pas un caprice de la porte, j’ai tiré la corde pour permettre d’ouvrir la porte et je suis parti. Les funérailles ont accusé un retard.

Vient de terminer la période de la déclaration fiscale 2020. Si nous accusons un retard, il nous est imposé une amende. Le Seigneur impose-t-il, lui, des amendes pour nos retards, que ce soit des retards d’aimer, de pardonner, d’accueillir, de prier ? Pas du tout. Il pardonne pour que nous repartions à neuf. L’amende a été payée une fois pour toutes quand Jésus a remis sa vie pour le pardon des péchés. N’ayons pas peur de nous en remettre à son amour.



Bonne semaine! Bonne Fète des mères!

Gérald



Tu es mon abri

Quand je me suis réveillé mardi matin, j’entendais le vent qui soufflait; il ne soufflait pas, il gémissait. Ce n’est pas souvent que je l’entends de la sorte et j’ai conclu que ça ventait fort. Effectivement, le vent s’en donnait à cœur joie. Dès que j’ai fait le tour de l’église, je me suis fait frapper de plein fouet. Il ne m’a pas renversé, mais il fallait être solide sur ses pieds.

En descendant la rue Wyld, ce n’était pas trop pire. Rendu à la rue Oak, c’était un peu plus fort, à l’esplanade du musée, encore plus. Et quand j’ai emprunté le viaduc qui débouche sur la montée Memorial, il fallait s’y prendre avec détermination. J’entendais les vagues du lac et je voyais les moutons blancs. Les choses se sont calmées lorsque je suis arrivé au parc Lee. Je suis revenu dans le calme par le sentier Kinsmen sauf en traversant le pont piétonnier et ces moments où je traversais des rues.

Ça m’a fait penser à l’image de Dieu que nous donne l’Ancien Testament : « Tu es mon abri. » Le vent soufflait fort mardi matin; en certains endroits, j’en étais protégé. Le vent souffle fort par moments dans la vie, Dieu est notre abri. Les moments difficiles, les déceptions, les défis à surmonter nous assaillent tous un moment et l’autre. Dieu, notre abri, est là : il n’écarte pas les difficultés, il nous rassure pour nous aider à les traverser. « Seigneur, sois mon abri. »


Bonne semaine!

Gérald



Fil d’avril (2)...

Le printemps a été hâtif cette année, tout différent de l’an dernier. Je ne peux faire autrement que de remarquer comme fond la glace du lac Nipissing. J’ai lu que le record pour la fonte de la glace est un 5 avril ; nous avons dépassé cette date, mais la glace sur le lac, ce n’est plus pour bien long, si je tiens compte des prévisions de la météo.

L’an passé, au mois de mai, j’avais fait allusion à un dicton que ma mère tenait de sa mère : en avril, on ne se découvre pas d’un seul fil. Je ne me suis pas encore découvert d’un fil, mais j’ai changé les fils d’hiver pour des fils de printemps et la tuque a fait place à un chapeau. Je ne fais pas fi du dicton, je l’ai adapté à la situation.

Le Bon Dieu n’a pas besoin de se découvrir d’un fil, il a du fil à revendre, le fil de l’amour. Il ne cesse pas de nous en recouvrir. Il s’y prend depuis toujours pour en faire bénéficier le peuple qu’il aime. Depuis longtemps, il s’est révélé au peuple d’Israël et depuis que son Fils est venu, il recouvre tous les peuples de son fil. Disons-le : il recouvre les peuples de son Fils qui, ressuscité, pardonne les péchés. Le fil de Dieu par excellence est le Fils.


Bonne semaine!

Gérald



Un papier blanc...

Quand je marche, j’ai le temps de prier deux chapelets et c’est une occasion pour moi de prier pour mes amis, pour les intentions qui me sont confiées aussi. Ça fait que je suis souvent concentré quand je marche, pas tout à fait présent. Mardi matin, j’ai décidé de marcher le long du lac et revenir par le sentier Kinsman. En me rendant jusqu’au Lakeshore, ça prend 65 minutes.

Je descendais la rue Wyld, entre les rues McIntyre et Main. J’ai vu passer en plein milieu de la rue quelque chose de blanc et j’ai pensé à un morceau de papier poussé par le vent. Mais il n’y avait pas de vent alors, je me suis arrêté pour bien regarder : ce n’était pas un papier blanc du tout, mais plutôt un lièvre dans sa coloration blanche de l’hiver. Il s’était arrêté et je l’ai vu comme il faut. Ne pas m’être arrêté, je ne l’aurais jamais vu.

Ça me rappelle l’histoire de Marie Madeleine qui se rend au tombeau le matin de Pâques et cherche le corps de Jésus. Il se présente à elle, mais toute distraite par sa peine et son désarroi, elle ne s’arrête pas voir qui l’approche et lui parle. Dieu passe régulièrement; profitons-nous de son passage ? Le voyons-nous quand il passe ? Arrêtons-nous cette semaine sainte; marchons avec lui un bout de chemin. Reconnaissons-le comme il passe et « piquons-lui une jasette. »


Bonne semaine!

Gérald



Valoir la peine

L’an passé, j’ai reçu un rôti d’orignal. Seul, je n’ai pas l’habitude de faire cuire de rôti; aussi bon que ce soit, il faut refiler la viande après le repas initial. En plus, je n’avais pas de recette en tête pour le préparer. Alors, je l’avais mis au congélateur (le gros au le sous-sol, pas celui du réfrigérateur) me disant qu’une idée viendrait bien un jour. Il est arrivé que je l’avais oublié. Ces jours-ci, je l’ai retrouvé. Maintenant, comment l’apprêter?

Des années passées, j’avais reçu de l’orignal et j’en avais fait un Champvallon. J’ai eu l’occasion d’en faire une ou deux autres fois. La recette demande du chevreuil, mais l’orignal fait l’affaire. Alors lundi, je ms suis embrayé. J’avais oublié, cependant, qu’un Champvallon ne se prépare pas dans un tour de main quand tu es le seul à le cuisiner; il y a quelques étapes qui prennent du temps, en particulier, caraméliser l’oignon. Le temps en a valu la peine; le l’ai réussi.

À bien y penser, nous autres non plus, nous ne nous réussissons pas en un tour de main : il faut du temps et de l’effort. Dieu y “met le paquet”. Et depuis longtemps. Il s’est annoncé bien avant son arrivée dans la personne de son Fils incarné. Il continue à nous accompagner et il nous soutient par l’Esprit. Et pourquoi? C’est parce qu’à ses yeux, nous valons la peine; comme le rappelle le prophète Isaïe, nous avons du prix à ses yeux. Dieu veut réussir avec nous.


Bonne semaine!

Gérald



"45 X 5"

Peu après mon arrivée, les portes de l’église ont été fermées; de fait, ç’a fait déjà un an de ça. Vous avez été très généreux et avez continué à contribuer financièrement à la paroisse. Quelqu’un (moi) a dû assumer la tâche de préparer les dépôts, les équipes de compteurs ne pouvant plus se présenter pour le faire. Au déconfinement de juin, un compteur est venu à mon secours jusqu’au nouveau confinement (je lui suis des plus reconnaissant.)

Enfin, je me retrouve seul depuis le 26 décembre. Récemment, j’ai fini le dépôt et j’avais 30 $ de trop sur la table. 30 $!?! J’ai eu beau vérifié comme j’ai pu, toujours ce 30 $ en trop. J’ai décidé de le retenir et de procéder avec le dépôt. Le lendemain, pour en avoir le cœur net, je me suis remis à chercher et j’ai sorti la pitonneuse (calculatrice.) Avant même de faire la première vérification, j’ai vu d’où venaient ces 30 $ de trop : 45 X 5 $ ne donne pas 255 $, mais 225 $. Dans le feu de l’action, je faisais l’erreur à répétition. Un second dépôt a équilibré les comptes!

Ne nous arrive-t-il pas de répéter les mêmes erreurs, par inattention, ignorance ou habitude ? Ça peut être sans trop de conséquences, ça peut être lourd de conséquences. Face à ces situations, comment agir? Pour rectifier prendre du recul et revoir la chose sont utiles. Il y a une autre ressource : avoir recours à l’Esprit, s’appuyer sur ces dons de la confirmation que sont le conseil, la sagesse, la force, mettre sa confiance en Dieu qui nous secourt. Oui, 45 X 5 = 225; il s’agit de ne pas s’y tromper.


Bonne semaine!

Gérald

Le cycle de la vie

En l’espace d’une semaine, la mort et la vie sont passées dans la famille; une semaine passée, un de mes oncles, un frère à ma mère est décédé. Oncle Isidore, nous ne le connaissions pas beaucoup. Il avait demeuré chez mes parents à peu près deux ans au début de leur mariage selon ce que ma mère m’avait dit; puisqu’elle est morte, je ne pouvais pas vérifier ça avec elle, mais une de ses sœurs a confirmé la chose. Ensuite, il a déménagé à Thunder Bay et nous ne le voyions qu’aux rares occasions. Sa fille unique était prise d’émotions en annonçant sa mort.

Au courant de cette semaine, c’était au tour de la vie de se pointer le nez. Un de mes neveux et son épouse ont accueilli un gros garçon de 8 lb, 11 oz, un bébé en santé. Ce neveu vit à Ottawa; les occasions devront être provoquées pour nous voir de temps en temps. Ma sœur aussi était prise d’émotions, toute contente d’être grand-mère (le beau-frère aussi, bien entendu.)

Notre Dieu est pris d’émotions envers nous, ses fils bien-aimés, ses filles bien-aimées. Ce sont des émotions de tendresse, des émotions de bienveillance, des émotions d’amour. Il nous regarde toutes et tous avec désir; il nous veut avec lui, pour lui. C’est pourquoi il envoie son Fils pour nous rejoindre. Je dis envoie, et non a envoyé : Jésus est Dieu avec nous, toujours, et parce que Dieu est pris d’émotions pour nous, son Fils est toujours avec nous pour nous faire entrer dans son cycle de vie, la vie éternelle...


Bonne semaine!

Gérald



Tu es mon abri

Mardi matin, il ne faisait pas si froid que çà quand je suis sorti pour marcher. Cependant, il neigeait une neige comme je n’en ai jamais vu, cristalline et mouillée à la fois, comme si le flocon de neige ne s’était pas complètement formé, l’eau n’avait pas fini de geler. Ce n’était pas de la grêle et certainement pas du verglas, juste différent et nouveau pour moi.

Bien que ce n’était pas si froid, le vent pinçait le visage et s’il poussait un flocon de cette neige dans l’œil, je le sentais pour vrai. Quand je traversais les endroits découverts, le vent se faisait sentir alors que là où il y avait des maisons ou des arbres, aucun vent ne m’arrivait. J’étais à l’abri des intempéries. C’est une bonne chose, car quand je suis arrivé à l’église après ma marche, j’avais une couche de glace sur la barbe des deux joues. Je m’imagine l’épaisseur de la glace n’eut été des moments sans vent. J’ai bien dit, la neige était différente mardi matin!

La glace sur les joues, être à l’abri du vent à certains endroits, ces deux choses ont mis en relief pour moi des expressions rencontrées dans les psaumes : “Tu es mon abri”, et “Tu es ma forteresse.” À l’abri du vent, la glace ne s’accumulait pas sur la barbe, j’étais protégé. Et Dieu veut nous protéger, nous rassurer. Cherchons à nous réfugier chez lui.

Bonne semaine!

P.S.

Je tiens à vous demander de bien m’excuser les contretemps mercredi soir dernier alors que je voulais diffuser la messe du mercredi des Cendres à 19 h comme ç’avait été annoncé. Je ne suis pas tellement habile et j’ai été pris au dépourvu non pas par une seule contrariété, mais par deux. Je regrette de ne pas avoir pu livrer la marchandise, comme on dit.

Gérald



Frimas sur le collet

Le froid est mordant ces jours-ci. Nous avons été chanceux jusqu’à présent cette année : ce n’est pas arrivé souvent. Le froid ne m’empêche pas de marcher : je m’habille en conséquence. Dès que nous sommes sous le point de congélation, les gants disparaissent et ils sont remplacés par des mitaines, doublées. Lorsque la température est inférieure à -10 o, les sous-vêtements d’hiver sortent et à -20 o, c’est le temps de revêtir la cagoule.

J’ai remarqué que lorsque la température est basse, il se forme du frimas sur le collet du manteau et sur la cagoule autour du nez et de la bouche; il s’en dépose aussi sur les cils et il faut faire attention que les paupières ne restent pas collées, le frimas soudant ensemble les cils du bas aux cils du haut. Au début, c’est imperceptible et l’accumulation prend quelque temps à se voir. Au retour de la marche d’une heure au grand froid, le frimas accumulé très visible.

Ça me fait penser à Dieu qui se manifeste discrètement. Le prophète Élie demande à Dieu de le voir et Dieu se montre à lui : Dieu ne se manifeste pas dans le tremblement de terre, ni dans le vent violent, ni dans le feu. Mais Élie le reconnaît dans une légère brise, à peine perceptible. Comme le frimas, Dieu toujours présent, même si nous ne le voyons pas nécessairement. Et nous maintenant, trouvons-nous à reconnaître Dieu quand il se montre ? Tout repose sur deux éléments : notre désir de vouloir le voir et notre accueil de sa présence.

Bonne semaine!


Pistes dans la neige

J’ai différents circuits de marche le matin. J’en ai tracé plusieurs pour éviter de marcher le même chemin de matin en matin. Il y en a un que je ne peux marcher que d’une seule façon (le parcours Franklin / Seymour / Wallace) alors que les autres, je peux les faire de deux manières, le commencer par le point de départ ou le commencer par le point d’arrivée, l’inverse, quoi.

Dernièrement, je me suis aventuré sur une rue que j’avais remarquée sans jamais m’y être engagé, la rue Kingsway. Alors j’ai remonté la rue Fisher, j’ai traversé le terrain de stationnement du centre NorthGate pour prendre la rue Laurentian, j’ai marché les quelques pas nécessaires sur le chemin Trout Lake pour arriver à la rue Kingsway. Il avait neigé la soirée d’avant et il y avait des pistes partout : la rue Laurentian, la rue Kingsway et la rue Veronica, des pistes de chevreuils. Difficile à s’imaginer autant, tant dans les rues que sur les parterres. Les chevreuils sont passés, j’en avais la preuve, même si eux, je ne les ai pas vus.

Dieu laisse, lui aussi, ses pistes dans nos vies. Il passe, sans faire de bruit, mais il passe fréquemment. Il nous revient de lire les signes de son passage. Ça demande de rester vigilant, d’observer et finalement l’accueillir. À s’habituer à reconnaître ses pistes, nous nous entraînons à devenir plus attentifs à le reconnaître et l’accueillir quand il vient.

Bonne semaine!


Couleurs de la lune

Si je demandais : « Quelle couleur parait la lune? », j’ai une bonne idée que la réponse la plus fréquente serait : « Blanche! » J’observe souvent notre veilleuse céleste; cette la semaine, j’ai remarqué qu’elle n’est pas toujours blanche comme on se l’imagine. Me sont venues à l’esprit des lunes, belles et grosses, qui étaient loin de la couleur qu’on lui attribue le plus souvent.


Je l’ai vue blanche, il va sans dire. Je l’ai vue cuivrée, à son lever et que rarement à son coucher, j’ai l’ai vue crème et cette semaine, sa couleur, autant que ce ne fût pas la première fois que je la voyais ainsi, elle n’était ni blanche, ni crème, ni cuivrée; je la décrirais de la couleur du beurre battu jusqu’à une couleur jaune pâle, très pâle. Il peut en avoir d’autres. J’avais remarqué ces couleurs avant, mais je ne m’étais jamais arrêté pour les décrire en mots. Fallait le faire!


Ça m’a fait penser au Bon Dieu. Comment est-ce qu’on se l’imagine ? Comment le décririons-nous ? Déjà, le mot BON nous donne une idée. Et il y a tellement à dire à son sujet. Comme je me suis arrêté pour trouver des mots pour décrire les couleurs de la lune, il faut aussi prendre le temps pour dire les mots qui disent Dieu, Dieu qui est Père, Fils et Esprit. Et pour trouver les mots, il faut s’arrêter pour le rencontrer pour mieux le connaître. Faut le faire!


Bonne semaine!

Transformation

J’ai toujours aimé le navet; je me souviens qu’enfant, quand ma mère en faisait cuire, j’en prenais à la sauvette pour le manger cru. Nous étions neufs (9) à la table, et généralement, un navet servait tout le monde. Moi qui vis seul, je n’en achète pas souvent parce qu’il va en avoir pour bien plus qu’un repas. Et si tu tardes à le manger une fois coupé, il noircit assez vite, ce qui ne le rend pas appétissant.


Dernièrement, j’en avais « une bosse », comme on dit, et j’en ai acheté un, le plus petit que j’ai pu trouver. Même là, après avoir fait cuire une moitié, j’en avais pour trois repas. Ce qui me surprend toujours quand on le fait cuire, c’est que son goût se transforme : il prend un goût sucré, ce qui le rend encore plus agréable. La chaleur transforme son goût.


Dieu veut nous transformer à sa chaleur, à la chaleur de son amour, à la chaleur de sa patience, à la chaleur de sa bonté, à la chaleur de sa miséricorde. Sa chaleur nous rend plus sucrés, dans le sens de plus aimant à notre tour, plus patient à notre tour, « plus bon »* à notre tour, plus miséricordieux à notre tour. Il nous transforme afin que nous soyons à son image et à sa ressemblance.

*Je sais qu’il vaudrait mieux dire « meilleur ». Toutefois, j’ai opté pour le mot « plus » pour maintenir le rythme et l’harmonie avec les autres. Vous me l’excuserez bien.


Bonne semaine!


Un pas d’oie

Ma mère rappelait souvent une expression de mon grand-père : « Aux Rois, le jour avance d’un pas d’oie. » Comment mesurer ça, un pas d’oie, quand tu n’en as pas ? L’oie est dodue et donc, « palotte » comme aurait dit mon père; l’expression signifie que les jours ont allongé un peu depuis le solstice d’hiver, mais justement, de combien? Pour en avoir le cœur net, j’ai créé un tableur pour enregistrer le lever et le coucher du soleil.

La journée la plus courte fut le 20 décembre : seulement 8 heures et 36 minutes de soleil. Le lever du soleil est resté accroché à 8 h jusqu’au 8 janvier : une minute de clarté s’est ajoutée le matin. L’après-midi, ce n’est que le lendemain de Noël qu’on a ajouté une première minute de clarté de plus. Le 6 janvier, nous avions 8 heures et 47 minutes, s’étant ajouté 11 minutes supplémentaires à la fin de l’après-midi. Maintenant, je sais qu’un pas d’oie, à North Bay, c’est 11 minutes. Mais, en fouillant plus, ce n’est pas si clair. À Sturgeon, le soleil se lève 2 minutes plus tard alors qu’à Sudbury, 6. J’ai aussi vérifié à Elliot Lake, 13 minutes plus tard que nous, à Dubreuilville, 28 minutes plus tard, et à White River, 32. (Ces communautés m’ont accueilli comme curé.) Plus à l’Ouest, la clarté est plus tard et moins longue en ce moment parce que plus au Nord. Ça me porte à croire qu’un pas d’oie, c’est relatif.

L’amour de Dieu est-il relatif, ou différent, selon les personnes ? Y a-t-il des personnes qui s'attirent plus d’amour que les autres ? Dieu n’aime pas selon le mérite. Saint Jean écrit dans sa première lettre que Dieu est amour. Si jamais Dieu aime certaines personnes plus que d’autres, il aime ceux qui en ont plus de besoins : le pauvre, le mal pris, l’égaré, l’oublié. Chose certaine, il AIME tout le monde, inconditionnellement.

Bonne semaine!

Enfin la lune

J’ai mentionné la semaine dernière que j’aurais aimé voir ce qui s’est joué dans le ciel la nuit depuis la mi-décembre; après tout, quatre phénomènes se sont produits. Et chaque fois, les nuages ont gardé ça pour eux-mêmes. Mercredi matin, les nuages se sont contrit : ils ont laissé la lune décroissante faire une brève apparition vers 5 h 45. Une bien piètre consolation.

Mais, autre chose a fait mon bonheur. Je marchais le long de la rue Seymour, du côté nord de la route 17 quand j’ai vu un chevreuil, puis un deuxième et enfin un troisième. C’est un mouvement qui a premièrement attiré mon attention et j’ai fixé mon regard sur le premier; les deux autres sont apparus peu après. Au moins, il n’y avait pas de nuages au sol pour les cacher!

Bien que Dieu est toujours là à veiller sur nous, bien des événements peuvent nous le cacher de vue de sorte que nous le croyons absent. Ou encore, distraits, accaparés par tout ce qui se déroule autour de nous, nous ne pensons plus à lui, il est mis de côté. C’est certain qu’on peut avancer dans la vie les yeux, le cœur fermé; alors, à coup sûr, nous ne le trouverons pas. Même là, Dieu cherche à se dévoiler. Il ne suffit qu’à s’ouvrir et il se laisse trouver (Isaïe 55:6.)

Bonne semaine!

Cadeau de Noël

J’écris ces mots lundi soir. Cet après-midi, le premier ministre de l’Ontario, après moult consultations, recommandations et pressions, a ordonné un confinement à compter de minuit, le 26 décembre. Je me mets à sa place : ce ne doit pas avoir été une décision facile à prendre.

Une des responsabilités du premier ministre est le bien-être des citoyens de l’Ontario. Il a à tenir compte de beaucoup d’intérêts divergents sans oublier le système de santé, mis à dure épreuve depuis le début de la pandémie et de tous les intervenants en soins de santé. Le 25, jour de Noël, reste sauf; il aura eu des allures de normalité juste avant le nouveau confinement.

Cette décision, peut-elle être vue comme un cadeau? Certains y voient une intervention exagérée de l’état. D’autres trouvent que c’est trop tard. D’autres soupirent : « Enfin! » La décision se veut pour le plus grand bien et dans ce sens, c’est un cadeau qui portera ses fruits plus tard. Nous recevons à Noël un cadeau qui porte ses fruits déjà : je parle de Jésus, le Fils du Père, incarné pour nous partager sa vie. Recevons-le avec joie, déballons-le avec enthousiasme et, confinés que nous serons, apprenons à le mieux connaître : le temps nous est donné pour le faire...

Joyeux Noël et Bonne année.


Les Géminides

Je vous ai déjà avoué que je ne suis pas tellement connaisseur de l’astronomie; j’aimerais en savoir plus : la chose m’intéresse, si ce n’est que pour voir ce qui se passe là-haut. Tous les ans, autour des 12-13 décembre, les Géminides s’exécutent. Cette année, on avait prédit jusqu’à 120 événements l’heure. À l’heure où je pars marcher le matin, il fait encore noir et mardi matin, je m’attendais observer autant d’étoiles filantes que prédit.

Ce ne fut pas le cas. Mardi matin, le ciel était recouvert : impossible de voir quoi que ce soit, mis à part les nuages. J’étais déçu, mais que voulez-vous ? Je m’imaginais le spectacle des Géminides, sans plus. Ç’aurait été ma première fois pour les voir. Il faut remettre leur visionnement à une prochaine fois.

Noël est du même registre dans le fond. Jésus, le Fils, est venu sur terre dans toute l’humilité d’un bébé, un bébé pauvre, né loin de son chez lui, dans le fond d’une étable. Tout en étant homme, Jésus est Dieu; ne l’oublions pas. Le Dieu Tout-Puissant vient en secret, en toute discrétion, loin des grandes lumières, loin des fanfares. Et pourtant, ce nouveau-né est le Dieu Sauveur. Ce bébé agit un peu comme les nuages de mardi dernier; il voile Dieu. Et pourtant...

Bonne semaine. Joyeux Noël!

Ta, ta, ta, ta, ta, ...

Un de mes circuits de marche consiste à monter la rue Fisher jusqu’au centre Northgate, traverser le stationnement jusqu’à la rue Laurentian; au chemin Trout Lake je monte jusqu’au prochain feu de circulation avant de rebrousser chemin, traverser la route 17 de nouveau, descendre la rue Cassells et enfin revenir à la maison. Mercredi dernier, j’ai fait le trajet inverse. Une fois engagé sur la Fisher, la neige s’est mise à chanter sous mes pas : ta, ta. ta, ta, ta.

Sur le trottoir, la mélodie se maintenait; si je déviais, elle cessait. En remontant la 5e, rien. J’en ai déduit que l’épaisseur de la neige, son humidité, le motif des semelles de mes chaussures et mon poids étaient tous de la partie : ces facteurs réunis produisaient le rythme. M’est revenue à l’esprit l’histoire du rythme qui a inspiré « Jive Talking » des Bee Gees. Mon rythme s’en approchait, mais ce n’était pas le même.

Ça m’a fait penser : quel est le rythme que Dieu et moi réunis créons ? Je suis convaincu qu’il n’y a pas deux rythmes pareils; chaque rythme est unique. Et alors, il est nécessaire, important que toute personne trouve à créer ce rythme non pas pour elle-même tout seule, mais pour qu’avec le rythme des autres, une vraie symphonie toujours en progression soit produite, symphonie d’amour, symphonie d’accueil mutuel, symphonie de respect, symphonie de paix. Ainsi, nous arriverons à danser une symphonie à la fois divine et humaine.

Le vent et la neige

Quand j’ai marché mardi matin, il avait neigé quelque peu, mais il n’y avait aucune accumulation qui en vaille noter. Toutefois, le vent était mordant. Je l’avais de dos en sortant du presbytère; en m’engageant sur la rue Fisher, il me pinçait la joue gauche. Je m’étais imaginé qu’autant la marche serait bonne, autant par moments le vent se ferait sentir. En fin de compte, une fois la marche bien entamée, tout s’est bien déroulé.

Mercredi matin, le vent soufflait un peu, mais la neige, elle, couvrait le sol. J’ai pensé que, peu importe la route empruntée ce matin-là, la marche serait pénible. Je ne m’étais pas trompé. Rendu à mi-chemin, j’accusais un retard de 7 minutes. J’ai modifié le chemin du retour pour avoir une épaisseur de neige moindre sous les pieds; je suis retourné à l’église 10 minutes plus tard que d’habitude. L’effort a donné que mes jambes étaient endolories.

Dieu veut que nous surmontions les vents et les neiges de la vie, tout ce qui peut nous endolorir. La Bible ne finit pas de nous donner des exemples de la sollicitude de Dieu à notre égard; Jésus a continué à nous dire la même chose : « Tes péchés sont pardonnés », « La volonté de mon père est que je ne perde aucun de ceux qu’il me donne », « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Oui, Dieu veut notre bien; à nous de le recevoir. Recevons le Fils, le Sauveur.

Bonne semaine!

Distraction

Samedi il y a une semaine, je me rendais à Sturgeon Falls. Je commence à connaître le chemin puisque je l’emprunte souvent maintenant. Je connaissais la route 519 qui mène à Dubreuilville tellement que je pouvais presque la voyager les yeux fermés; je ne suis pas rendu là pour la route 17. Cependant, j’ai voyagé la 519 beaucoup pour l’avoir utilisée plus longtemps et les circonstances faisaient que je montais et descendais la route beaucoup plus souvent que je ne fais entre North Bay et Sturgeon Falls.

Je retourne au samedi en question; je venais tout juste de faire le croche au poste d’essence Chester’s pour m’engager dans la « strech » et j’ai vu, au haut à l’intérieur du pare-brise, une araignée qui se promenait. Au début, elle était directement dans mon champ de vision et elle a allègrement fait son chemin vers la droite. Elle n’était pas nouvellement venue, car par endroit, elle semblait marcher sur un fil invisible; ça m’a laissé croire qu’elle était déjà passée par là. J’avais beau me dire de ne pas me laisser distraire, de concentrer sur la route, je ne pouvais faire autrement que de jeter un coup d’œil à l’oblique pour observer sa progression.

Les distractions abondent pour nous détourner de Dieu. Mais je pensais à quelque chose après que l’araignée m’eut distrait : est-ce que je peux me laisser distraire par Dieu, distraire dans le sens, rêver de lui, le garder à l’esprit, peu importe mes activités, me centrer sur lui, passer du temps en sa présence, me plaire à penser à lui ? Voilà est une distraction bénéfique je croirais!

Bonne semaine!

Gérald

La Grande Ourse

Vous savez que j’aime marcher tôt le matin. Depuis quelque temps déjà, il fait noir quand je marche. C’est un moment propice pour observer le ciel. J’aimerais mieux connaître les astres du firmament. Je serais bien en peine pour vous montrer les différentes constellations. Je sais aisément identifier la lune et à part ça, pas grand-chose.

Je sais toutefois, identifier la Grande Ourse. Je me disais qu’il faudrait bien la repérer un jour. Je ne l’avais pas fait depuis des années. Quand je suis arrivé, il faisait noir le matin, mais je n’y ai pas pensé, tellement j’étais concentré à m’orienter dans ma nouvelle ville. Dernièrement, j’ai voulu la revoir. Deux conditions s’imposent : (1) il faut y penser en marchant et (2) le ciel doit être dégagé. Lundi, les deux conditions étaient réunies et j’ai trouvé. J’ai ressenti une joie.

Même s’il faisait des années depuis que j’avais vu la Grande Ourse, que j’eusse pensé à elle, ce n’est pas dire qu’elle n’était pas là dans le ciel. Le même est vrai de Dieu. Quelles conditions faut-il donc réunir pour le rencontrer? La première, à mon avis, est le désir de le voir.

Dès que cette condition est en place, le tour est presque joué. Faire le silence intérieur, s’ouvrir le cœur, lire l’Écriture et de bons auteurs spirituels voilà d’autres conditions qui favorisent cette rencontre. Et sûrement, nous découvrons qu’il est là à nos côtés depuis toujours.

Bonne semaine!

De retour en ville

Faire le bien

Faire le bien, voilà à quoi nous sommes tous appelés. Nous pouvons identifier des personnes qui ont dédié leur vie à le faire. Des noms nous viennent à l’esprit, mère Theresa, par exemple, François d’Assise et bien d’autres. Savoir que ces personnes ont fait beaucoup de bien, vraiment beaucoup, ça peut devenir pour nous intimidant : jamais nous ne pourrons en faire autant, pourquoi même y penser ? Est-ce que ça vaut la peine essayer ?

Rappelon-nous : après avoir mentionné qu’on lui avait donné à manger, à boire, qu’on l’avait vêtu, accueilli ou visité Jésus dit : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Il a aussi mentionné que donner qu’un simple verre d’eau en son nom, c’est lui qui le donne. Donc, il n’est pas nécessaire de changer le monde pour faire le bien; tout peut faire le bien. Dimanche dernier, comme je me préparais à la messe, quelqu’un m’arrête et me dit que mon lacet était détaché. Une parole toute simple qui m’empêchait de me casser la gueule, un exemple très concret de faire le bien.

Le bien à faire, ce n’est pas ce qui manque. Réfléchissant à : « Faites ceci en mémoire de moi, » je pense non seulement au pain et au vin de la messe devenus corps et sang du Christ. Je pense à tout ce que nous pouvons faire pour les autres, comme Jésus l’a fait pour nous.

Bonne semaine!

Perdu de vue

Chaque fois que je déménage, il a toujours fallu du temps avant que toutes les personnes, tous les organismes et tous les annonceurs (qui nous inondent de leurs publicités et promotions,) découvrent que je ne demeure plus là. Après huit mois, je reçois encore du courrier à Ste-Anne-des-Pins, pour la plupart, des lettres qu’on pourrait ne pas faire suivre, mais selon Poste Canada, personne ne peut détruire le courrier destiné à d’autres. Quand je suis arrivé à Ste-Anne-des-Pins, j’ai pris le logement de mon prédécesseur; je recevais le courrier personnel de personnes qui ne demeuraient plus là depuis un bon bout de temps.

Parmi les lettres, j’ai reconnu le nom d’une agence de recouvrement. Après avoir reçu je ne sais combien de lettres au fil des années, j’ai téléphoné pour dire que la personne avait déménagé; après, ces lettres ont fini d’arriver. J’ai reçu plusieurs appels téléphoniques d’une agence qui cherchait quelqu’un en souffrance de remboursement d’une dette étudiante. Si vous, vous les avez perdus de vue, laissez-moi la paix, de grâce.

Le Seigneur, lui, ne nous perd jamais de vue. Le lieu géographique lui importe peu, car, nous sommes dans sa pensée, dans son désir. Nous sommes un enfant bien-aimé. Pour lui, c’est tout ce qui compte. Et parce que son amour est un amour de Père tendresse, son regard est fixé continuellement sur nous. Grâce à l’Esprit, son Fils est toujours proche de nous.

Bonne semaine!


Dangerosité

La neige tombée la fin de semaine dernière a entraîné de la glace sur les trottoirs. J’avais imaginé ça tant il avait tellement plu dimanche : ça ne pouvait faire autrement avec le froid du soir. La marche lundi matin en a subi les conséquences. Le corps humain prend en considération les conditions et ajuste le rythme de la marche. Un trajet qui me prend habituellement une heure en a pris 65 minutes ce matin-là. L’important est que je ne suis pas tombé et que je suis revenu au bercail tout d’une pièce.

Mardi, c’était un peu mieux, mais toujours il fallait faire attention. Mercredi matin, nous étions au point de congélation quand je suis sorti. Le danger de se blesser était de beaucoup diminué, mais à quelques endroits, la prudence était toujours de mise, surtout aux endroits où l’ombre des conifères ou de la dense ramure des arbres tombe sur le sol. Malgré le point de congélation, la brise n’était pas mordante; plutôt, elle était douce et avec les températures à la hausse, la neige et la glace disparaîtront; disparaîtra aussi le danger de glisser.

Dieu nous protège du danger de la mort éternelle. Il désire nous offrir la vie éternelle et son Fils vient nous la livrer. Avec le Fils, le Père nous offre l’Esprit comme cette brise douce de mercredi matin, brise qui fait fondre les dangers. Jésus est notre bouée de sauvetage, le secours face au danger. L’Esprit nous rend fort pour résister au mal, nous éclaire pour inspirer notre jugement et notre prière. L’Esprit dirige nos aspirations. L’Esprit repousse les dangers.

Bonne semaine!

Perdu de vue

Chaque fois que je déménage, il a toujours fallu du temps avant que toutes les personnes, tous les organismes et tous les annonceurs (qui nous inondent de leurs publicités et promotions,) découvrent que je ne demeure plus là. Après huit mois, je reçois encore du courrier à Ste-Anne-des-Pins, pour la plupart, des lettres qu’on pourrait ne pas faire suivre, mais selon Poste Canada, personne ne peut détruire le courrier destiné à d’autres. Quand je suis arrivé à Ste-Anne-des-Pins, j’ai pris le logement de mon prédécesseur; je recevais le courrier personnel de personnes qui ne demeuraient plus là depuis un bon bout de temps.

Parmi les lettres, j’ai reconnu le nom d’une agence de recouvrement. Après avoir reçu je ne sais combien de lettres au fil des années, j’ai téléphoné pour dire que la personne avait déménagé; après, ces lettres ont fini d’arriver. J’ai reçu plusieurs appels téléphoniques d’une agence qui cherchait quelqu’un en souffrance de remboursement d’une dette étudiante. Si vous, vous les avez perdus de vue, laissez-moi la paix, de grâce.

Le Seigneur, lui, ne nous perd jamais de vue. Le lieu géographique lui importe peu, car, nous sommes dans sa pensée, dans son désir. Nous sommes un enfant bien-aimé. Pour lui, c’est tout ce qui compte. Et parce que son amour est un amour de Père tendresse, son regard est fixé continuellement sur nous. Grâce à l’Esprit, son Fils est toujours proche de nous.

Bonne semaine!

Vérification

Comme bien d’autres, je suis parmi ceux qui ont été touchés par l’action malveillante d’un ex-employé de la Caisse qui aurait remis les données personnelles à des tiers. Par conséquent, je suis abonné à Équifax comme mesure protectrice compensatoire. J’ai un frère qui travaille d’arrache-pied pour un vol d’identité justement causé par toute cette mésaventure. Enfin, quand j’ai reçu un avertissement d’Équifax la semaine dernière, je me demandais bien si je n’étais pas pris dans une affaire similaire.

L’avertissement me disait de vérifier mon compte. Pas moyen, on ne voulait pas accepter mon mot de passe. J’ai dû téléphoner et on m’a décrit toute la procédure à entreprendre pour réinitialiser un nouveau mot de passe. Je me suis demandé si des malveillants n’auraient pas subtilisé le numéro de téléphone d’Équifax pour faire plus de problèmes. Enfin, les choses sont tombées en place. Il s’agissait d’une vérification auprès d’Équifax, de la Caisse croiriez-vous! Mais il y a un avantage à toute cette histoire : ma cote de crédit a augmenté de 137 points du seul fait de cette demande de vérification. Bon à savoir!

Est-ce que je vérifie périodiquement l’état de ma relation avec Dieu? Je ne recevrai pas d’avertissement ni d’appel. Comment, me demanderez-vous? Une bonne vérification consiste à regarder mes relations avec les autres. Jésus nous rappelle que selon la Bible, aimer Dieu et aimer les autres vont de pair. Dans le fond, c’est le même amour que d’aimer Dieu et aimer les autres. Il s’agit simplement d’aimer.

Bonne semaine!